WAR Story

[ou Les 4 dangers ambulants...]

Dans l’Ordre (Ah non, dans la Destruction pardi !)

Classé dans : Liens,Non classé — 8 janvier, 2010 @ 5:26

L’Histoire (kuf kuf) rangée
(parce que Wageur veut des liens)

LES PERSONNAGES

# WAGEUR D’laWhaag
# SALTRONCHE Decake

# RATATINEUR Ratatiner
# AKAMYSS ElDisciple

 

LA WAR STORY

1// Là où la Destruction se fait ramasser

2// Là où on cherche les coupables

3// Là où on se dit que c’est pas drôle d’être puni

4// Là où les elfes interceptent un courrier bizarre…

5// Là où le groupe est enfin au complet

6// Là où la communication se fait difficile…

La WAR Story !

Classé dans : Non classé — 8 janvier, 2010 @ 4:19

WARSTORY

Hé ? Koi ? Crédiou ! La WAR Story, qu’est-ce que c’est encore qu’cette connerie ?!

Précisément ! C’est UNE CONNERIE ! Vous avez déjà tout compris !

Adeptes de Warhammer Online (le seul mmo qui parvient à encore nous amuser, même s’il est bourré de bugs et de lags), nous avons décidé de…

- D’rien du tout ! C’est Wageur encore qui a eu une idée débile !

- Quoi ? Non mais tu plaisantes là ?!

- En plus, c’est pas comme si on connaissait l’univers de War… j’lui ai dis « C’est trop compliqué, on va passer pour des gros loosers encore » mais il voulait rien entendre!

- Même pas VRAI ! C’est Akamyss qui écrit, c’est bien la preuve que c’est ELLE qui tient les rennes !

Nous n’assumons pas… voilà la vérité. La War Story, c’est juste une délicieuse loose savourée à deux…

// 6 – Là où la communication…

Classé dans : L'histoire — 8 avril, 2010 @ 6:39

6// Là où la communication se fait difficile…

L’Orc n’aime pas, ni les uns, ni les autres, mais sait toujours voir où est son intérêt et qui peut le servir au mieux. Le comble reste que l’elfe réfléchit de la même manière. C’est pourquoi ils se comprennent.

Ils n’avaient pas bougé. Le temps commençait d’ailleurs par leur paraître long. Wageur avait tué son lot d’ours, l’orc fait son sport et déraciné quelques arbres, le chamane pris son bain de boue.

Et l’elfe persistait à se lamenter, sur un rocher, non loin.

- Si kon veut y aller, va falloir s’couer l’elf’. » Wageur se gratta la tête. « K’j'suis pas sûr k’kekchose pourra la consoler. »
- Ratatineur pouvoir secouer elf ’. »
- K’je sais pas komment kon bouge un elf’. » Continua le gobelin sans l’écouter.
- N’a qu’à la laisser ici. » Proposa le chamane.
- Ratatineur secouer elf’. »

Face au départ de l’Ork en direction de l’elfe, les deux gobelins se tendirent.
- Keski fé ce con…? » Couina Wageur.
- Kekchose m’dit qu’il va s’couer l’elf. »

Et en effet, l’Ork choppa l’elfe par le collet et entreprit de mener à bien sa tâche, balançant Akamyss dans tous les sens avec une application presque honorable.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »
- S’couer ! Elf’ v’nir ! Ratatineur aider goblins ! »
- AAAAH ! Lâche moi crétin d’orc ! »

L’ordre eut au moins le mérite de faire effet, sous le regard émerveillé des deux gobelins.
- K’elle sait causer l’orc l’elf’ ! » S’extasia Wag.
- L’est tombé d’haut… » Souffla Sal’, halluciné.
- On va bien s’marrer Sal avec deux comme ça ! Kestendis ? »
- J’dis k’l'elf’ fait un tête b’zarre… Trouve pas ?»

Akamyss (très verte, pour le coup) et l’orc les rejoignirent, défaite pour la première, et très fier pour le second.

- Qu’est-ce que vous faites encore là d’abord ?! Vous avez besoin d’une mère pour vous accompagner, c’est ça ? » Grinça la DK.
- Pas b’soin, mais l’elf’ d’la tente a dit que… »
- La tante à qui ? » L’interrompit Saltronche, surpris.
- La tente à l’elf’. » Expliqua Wageur.
- Quel elf ? »
- L’elf’ d’la tente ! »
- J’veux bien, mais… »
- LA FERME ! » Hurla la DK. « Non mais… je… ça me dépasse ! Plutôt mourir que de vous chaperonner ! »
- Chape-koi ? » Ratatineur cligna bêtement.
- Mourir ? Sal te rezera l’Déka ! » Sourit Wageur. « T’inquiète donc pas. »
- Chaprené ? » L’orc semblait vraiment sceptique.
- Roh ksé collé. » Râla le chamane en se triturant la paupière, désintéressé de la conversation.

L’elfe se prit la tête dans les mains, prête à pleurer. Absurde ! Comment pourrait-elle survivre à ces idiots ?! Elle ne comprenait déjà plus rien ! Inspirant profondément, Akamyss tenta de se calmer -en vain.
- L’elf ! Y voit pu rien ! Y voit pu rien ! » Le chamane agita les bras, les yeux fermement clos. « Noir ! Noir ! »
- Mais ouvre les yeux ! » Éructa la disciple, à bout de nerf.
- Scollé ! Scollé ! » Paniqua le chamane.

Akamyss le fixa, estomaquée, cherchant à savoir ce qu’elle devait faire : pleurer ou bien rire ? Le gobelin s’agitait dans tous les sens, pris par la panique, et l’elfe sentait le désespoir s’insuffler en elle.
- Si vous les gobelins n’étiez pas si crades, ça n’arriverait pas ! » Balança la disciple.
- NOIR ! NOIR ! »
- Bon sang, tu es un chamane oui ou non ?! »
- Ratatineur pouvoir ouvrir. » L’orc fit tourner sa hache.
- Tu es un chamane ! » cria l’elfe. « Un CHAMANE ! »
Wageur baladait son regard de l’un à l’autre, passionné.
- MENFOUS. NOIR ! »
- SOIGNE TOI GROS DEBILE ! »
- Ratatineur pas soigner ! Mais pouvoir ouvrir ! »
- L’autre GROS DEBILE ! »

Saltronche eut enfin un sursaut d’intelligence, en témoigna le sort de soin qu’il s’auto-lança. Soulagé d’avoir récupéré la vue, le gobelin offrit un grand sourire heureux à l’elfe, laquelle s’arrachait les cheveux un à un, mortifiée.

- Na pu qu’à trouver un bivouac. » Relança Wag. « Ratatineur t’peux ranger la hache. »
- L’orc s’exécuta, triste qu’on lui ait coupé l’herbe sous le pied. « Pas just »
- Utiliz ton squig pour trouver l’bivouac. » Proposa Saltronche, remis de ses émotions.
- Peux pas. » Wageur eut un mouvement solennel. « D’solé. »

L’elfe s’assit par terre, pris de frissons incontrôlables. « Pourquoi pas ? »
- Squigounou peur tout seul. » Wageur secoua la tête, très sérieux. « S’t'un bébé encore. »
- Oh putain. » L’elfe sortit son épée et commença à se faire les pointes, ultra-nerveuse.
- Ratatineur accompagner squigounou. » Proposa l’orc.
- C’est ça. » Ricana Saltronche. « Et l’premier répu ki croise not’route il mange nos tripes. »
- Tripes. » L’orc se lécha les babines.
- C’est dégelasse. » Souffla la disciple. « Tellement dégelasse ! »
- Très bon. » La détrompa l’orc. « Avec sang nabot. »
- Je vais vomir, je vais vomir… »
- Restons groupés. » Intervint le chamane. « Sans l’orc, va tous crever. »
- ‘Vec ossi. » Wageur caressa la tête de son squig, ennuyé. « J’qu’à aller ‘vec squigounou. »

Akamyss soupira et se releva. « On va tous y aller ensemble, en montures, ça ira rapidement. »

Un silence l’accueillit. L’elfe souffla dans son cor et regarda avec satisfaction son sang-froid noir la rejoindre. Les autres n’avaient pas bougé.

- Je peux savoir ce que vous attendez ? »
- Ratatineur pas lézard. »
- Sang-froid. » Corrigea la disciple. « Et c’est normal, vous les orcs montez un sanglier. »
- Pas sanglier. »
- Pas sanglier. » Répéta Wageur.
- Vous les gobelins montez des loups, enfin ! »
- Ohh, j’aim’ loups ! » S’emballa Wageur. « Tu as loup ? »
- Non. » Souffla Akamyss, hébétée. « Puisque j’ai un sang-froid. Parce que je suis un elfe. Mais vous, vous en avez ! »
- Ah non. » Intervint Saltronche. « Rentre pas dans sac. »
- …. » Akamyss cligna, hallucinée. « Ne me dites pas que vous n’avez pas de monture..? »
- Orc marcher. »
- Mais c’est affreusement long. » L’elfe était horrifiée.
- Pas compris que loup pouvait venir avec moi. » Indiqua Wageur. « D’habitude, y jouent et pis s’en vont, t’vois ? »
- Ratatineur faire sport pour marcher longtemps. »

L’elfe ne savait plus quoi dire. « Pas de monture… »
- N’a qu’à monter sang-froid ! » s’emballa Saltronche. « Allez ! »

Se sentant concerné, le sang-froid de la disciple recula de trois bon mètres.
- Nous… Vous… » Mais l’elfe ne trouvait plus ses mots. « Pourquoi moi… »

La solution fut rapidement trouvée. Le chamane grimpa sur les épaules à l’orc, et Wageur monta son squig, lequel respirait d’ailleurs fort bruyamment au bout de trois minutes à peine… Son gobelin, lui, grimaçait régulièrement, un peu indisposé.
- Me pik le cul. » Chouina le chasseur.
- Tu as choisis le squig à pointes, crétin. » Soupira la disciple. « A quoi est-ce que tu t’attendais ? »
Saltronche gloussa et l’orc grogna. « Chamane plus manger tant que Ratatineur le porter. »
- PAS QUESTION ! » S’horrifia Saltronche. « LA BOUFFE, S’LA VIE ! »

Le voyage ne dura pas longtemps, étant donné les circonstances, et il fut décidé que tout le monde irait à pieds.

- Au premier bivouac, on s’envole vers la capitale pour que vous achetiez des montures. » Râla la disciple.
- Pas droit. » Rappela Wageur.
- On prendra le gauche. » Siffla la disciple. « Hors de question que j’me tape toute cette histoire débile à pieds ! »

Les peaux-vertes ne répliquèrent rien, soucieux de garder l’elfe près d’eux.
- On est bientôt arrivé ? » Renifla Saltronche.
- Comment ? » Akamyss stoppa son avancée, pâle, et cligna. « Tu ne sais pas ? »
- Le gobelin se gratta  le nez. « Comment qu’tu veux que… »
- Ne me dites pas qu’on suit le chamane depuis deux heures sans qu’il sache où il va ? »
- J’marche plus vite qu’vous, s’tout ! » Se défendit Saltronche.
- PAR KHAINE ! Tu n’as pas de plan ?! Tu ne sais pas où est le BIVOUAC ?! » L’elfe commençait à re-péter son câble. L’orc la calme rapidement d’un grand coup sur la tête, après quoi il ramassa son corps inerte et prit la tête du groupe.
- Ratatineur savoir où Bivouac. Elf’ dodo, vous grouiller cul. ALLEZ ! GROUILLEZ ! BOUGE CUL ! »

Ce fut la première fois depuis longtemps que les deux gobelins coururent aussi rapidement derrière un orc. Oh, et qu’un elfe passa le trajet porté comme un sac de pomme de terre, sur l’épaule d’un peau-verte…

Bonus : le Kourrier !

Classé dans : Les Bonus — 10 janvier, 2010 @ 2:41

Le kourrier du chapitre 5, au moment où Saltronche l’écrit avec ses compères.

(Aka : Mais vous n’êtes vraiment pas obligés de subir ça…)

5// Là où le groupe est enfin au complet

Classé dans : L'histoire — 9 janvier, 2010 @ 6:02

5// Là où le groupe est enfin au complet

Si nos heals pouvaient ressusciter leurs ennemis, vous n’imaginez pas dans quelle merde nous serions…

 

En chemin pour la vallée de Kadrin

Les elfes n’avaient pas réussis à se débarrasser des trois peaux-vertes, comme il l’escomptaient. Les donner en pâture à leurs sang-froid leur avait parut une bonne solution, pourtant. Mais ces derniers ne faisaient visiblement pas le poids face aux trois compères. De toutes façons, les bestioles fuyaient leur présence, tant ils sentaient mauvais et semblaient avariés.

Étant donné que les Orcs et les Gobelins n’étaient rien d’autre que de la moisissure, il y avaient de fortes chances pour que ce soit bien le cas…

Aussi, Saltronche, Ratatineur et Wageur se contentaient-ils de suivre le mouvement, bataillant fréquemment mais restant à peu près supportables…

- Non, il ne sont pas supportables ! » Protesta Deuxlame à l’adresse de Nofate. « Ils puent, parlotent, le chasseur plante ses flèches dans le sol, soit-disant pour retrouver son chemin, l’Orc crache dans tous les sens et le Chamane ressuscite tous les animaux morts que nous avons le malheur de croiser, dont des ours ! ILS SONT INSUPPORTABLES ! JE CRAQUE ! »

Quelques uns des elfes ricanèrent et commentèrent vicieusement l’état nerveux de leur condisciple.

- Craque plus tard. » Siffla Phoenixy en sortant de sa tente, équipée de pieds en cape. « Nous avons un combat à mener, les nains arrivent par l’est. »

Sitôt dit, tous les elfes foncèrent à leurs armes, se préparant au combat. Des peaux-vertes s’étaient ajoutés à leurs troupes, lors de leur voyage. Et c’est non sans hâte que de rares chamanes, orcs et chasseurs de squig se préparèrent également.

Nos trois héros échangèrent un regard impatient et Wageur récupéra les flèches qu’il venait de planter dans la terre.

- Combat ? COMBAT ? » Sautilla le chasseur.
- BASTON ! » Lui répondit l’Orc en se tapant le poitrail.
- Même pas la peine d’y penser. Vous restez ici. » Les calma aussitôt Phoenixy. « Si je vois un seul de vous trois sur le champs de bataille, à décimer nos propres troupes, je vous jure que je trouverais aussitôt une bestiole capable de vous avaler sans vomir. »
- Pfff, pas just’ » Marmonna Saltronche. « Décimer… NOUS, décimer ! Elf’ débile… »
- Pas… Baston… » Haleta l’Orc.

- Pas baston. » Répéta sombrement Wageur.

Et Ratatineur recommença à pleurer.

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- Protégez nos soigneurs ! »

Une disciple releva à peine la tête à l’entente de l’ordre. Elle ne comprenait même pas qu’il y ait besoin de préciser que les soigneurs dussent être vivants pour que le combat soit remporté. Est-ce que ça n’était pas quelque chose d’évident ?

Devant ses yeux, le combat faisait rage, et c’est à peine si elle parvenait à saisir ce qu’il se passait. Ses soins n’avaient de cesse de partir et cela faisait déjà longtemps qu’elle ne réfléchissait plus à ce qu’elle faisait. Tout était automatisme, désormais.

- Les soigneurs, reculez ! »

La disciple obéit instinctivement, faisant quelques pas en arrière.

- J’en appelle à la Vigueur de Khaine. » Souffla t-elle doucement en se repliant contre une paroi.

Le chamane à ses côtés lui envoya à peine un coup d’œil, trop occupé. La disciple reprit ses soins avec une sorte de morne monotonie, las.

- Que l’essence soit restaurée. Que l’essence soit restaurée ! » Psalmodia t’elle tout bas, comme pour qu’on oublie son existence. « Shafouin, où ça en est ? »

- Kiff kiff. » Grogna le chamane. « Contente toi d’soigner, t’intéresse pas ! »

La disciple soupira mais continua. Fut un moment où elle ne sut même plus qui elle soignait. Devant ses yeux, deux elfes s’acharnaient sur un sorcier flamboyant à qui la vie semblait sourire. La disciple poussa un grognement exaspéré. Les sorciers flamboyants semblaient toujours bénéficier d’une résistance incroyable. Celui-là en particulier ne faiblissait pas, au contraire de leurs combattants. Il y avait une certaine injustice, songea l’elfe. Elle-même n’avait pas d’endurance aussi élevée. D’autres rejoignirent le combat et prêtèrent main forte aux deux elfes en difficulté.

- Essence… Infuse son âme… restaure son essence… essence… » La disciple s’empêcha de bailler tant la tâche lui semblait répétitive. « Mince, je n’ai plus d’essence d’âme… »

Le sifflement mécontent attira l’attention du chamane à ses côtés, alors même que le flamby s’écroulait sur le sol. Shafouin fit passer son regard du flamby à la disciple, de la disciple au flamby, puis encore du flamby à la disciple, et enfin aux deux corps échoués autour du cadavre du sorcier flamboyant…

- Par Mork ! Mais qu’est-ce que t’as foutu Akamyss ! »
- Quoi ? » La disciple lui envoya un regard de pure incompréhension. Elle avisa les trois corps au sol et en déduisit que la perte de deux des leurs agaçait le chamane.
- C’était quoi, ça ! » S’obstina Shafouin, l’air fou.

- Oh, ça va hein l’avorton ! » Grinça Akamyss, à bout. « Je peux pas tout faire non plus ! Debout lâche ! »

Sous les yeux effarés de Shafouin, chamane de son état, le flamby se releva. Akamyss ouvrit de grand yeux effarés et se mordit la lèvre.

- Mince alors… »

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L’Ordre s’était replié, certes, mais ce n’était pas pour autant que la Destruction remportait un combat. Sous l’œil vigilant et réprobateur de Shafouin, Akamyss se faisait toute petite. Sa maladresse leur avait coûté pas mal, encore une fois. Deuxlame lui jeta un regard noir auquel la disciple répondit par un reniflement dédaigneux.

- Tu es demandée par le chef. » Ricana Deuxlame. « Il souhaite s’entretenir avec les incompétentes… »

-Tu devrais y aller aussi l’elf, dans s’cas. » Répliqua vertement Shafouin, observant avec satisfaction l’air décomposé de Deuxlame.

Akamyss eut un léger sourire en coin, amusée. Elle se redressa et tenta d’avoir l’air droite et fière, et non pas misérable. Son air perpétuellement aimable n’aidait cependant pas…

- J’t'accompagne. » Indiqua Shafouin.

La disciple hocha brièvement la tête et rejoint la tente de Phoenixy, un brin angoissée.

- Ah, tiens, voilà celle dont on fait l’éloge… » Ricana Phoenixy à son entrée. « Alors, dis moi, qu’est-ce que ça fait de ressusciter nos ennemis ? »
- Pas fais exprès… » Grommela l’accusée.

-J’espère bien. » Acquiesça Phoenixy, moqueuse. « Il ne manquerait plus que ça! »

Akamyss fixa avec intérêt le sol.

- Nos soldats ont compris en une seule bataille d’où leur venaient tous leurs rez foireux. » Indiqua la sorcière. « J’imagine que nous devrions te remercier. »

- Fait pas qu’des rez foireux ! » Protesta Shafouin qui avait pris à coeur son apprentissage pendant quelques semaines. « Bon soin aussi ! Les zelf voient que s’kils veulent voir ! »

La sorcière allait répliquer mais une hurlement de rage la coupa dans son élan. Deuxlame pénétra dans la tente, furieux, tirant Wageur par le cou.

- Ce crétin s’entraîne au tir sur nos réserves ! Il a transpercés nos vivres, du premier au dernier ! » Cracha Deuxlame, rouge de rage. « Il a pas l’droit ! »
- Rest’ deux poulets ! » Protesta Wageur. « Pis s’que d’la flèche, t’enlève et s’bon ! »
- Tes flèches ! TES FLECHES ! Tu sais où elles ont traînées au moins ?! » Hurla Deuxlame.
- La boue s’bon pour l’corps et l’cervelat ! » Intervint Saltronche en pénétrant dans la tente. Akamyss ouvrit de grands yeux, stupéfaite.
- GROS DEGUE ! » Rugit Deuxlame.
- Grosdegue là ? Où grosdegue ? Ratatineur pas avoir vu frère kouptout à lui ici ! » S’enquit l’Orc en s’invitant à son tour.

Phoenixy se sentit oppressée. Dépassée. Prête à pleurer…

- C’est toi le GROS DEGUE ! » Deuxlame, lui, avait clairement craqué un boulon. « Chef, il faut s’en débarrasser ! »
- Et comment… » Souffla Phoenixy.
- Donnez-les à quelqu’un ! » Lança Deuxlame en serrant le cou de Wageur. « Ou j’m'en débarrasse moi-même ! »
- Mais à qui veux-tu que… » Phoenixy se tourna très très lentement vers Akamyss, laquelle se cachait dans un coin de la tente, essayant désespérément de se faire oublier… « Oh… »
- NON ! » Cria la jeune elfe, brusquement terrorisée. « NOOON ! »

- C’est la solution idéale. » Phoenixy se rengorgea. « Messieurs peaux-vertes ! »

Les trois peaux-vertes, écumant, levèrent un regard méfiant sur la sorcière, guettant du coin de l’œil tout geste déplacé de Deuxlame. Mais celui-ci ne semblait pas vouloir bouger, ni parler, aussi longtemps que le poing de l’Orc -en suspension dans l’air- se tiendrait aussi proche de son visage.

- J’ai décidé de vous mettre sous la garde de l’une des nôtres. Elle vous prendra en charge et vous aidera à accomplir vos… » La sorcière ferma ses écoutilles aux couinements désespérés d’Akamyss. « … exploits. Vous ne pourrez rentrer à la Cité que lorsque vous aurez fait vos preuves, vous en avez conscience. »

Visiblement pas, au vu du regard sceptique des dits peaux-vertes.

- Quoi qu’il en soit. » Souffla Phoenixy, dépitée, mais excessivement calme et fière d’elle. « Je vous confie à Akamyss, ici présente. » Elle désigna la Disciple terrée au fond de la tente, récitant un mantra quelconque adressé à Khaine… « Et j’espère que lorsque nous nous reverrons, vous serez des guerriers accomplis et reconnus ! »

Un silence abasourdi accueilli sa tirade.

- Cé obligé ? » Questionna Wageur avec fatalisme.

Personne ne lui répondit. Mais deux heures plus tard, il ne restait plus rien du passage de l’armée de Phoenixy, si ce n’est quatre imbéciles s’observant en chien de faïence…

 

4// Là où les elfes interceptent un courrier bizarre…

Classé dans : L'histoire — 9 janvier, 2010 @ 1:25

4// Là où les elfes interceptent un courrier bizarre…

Il est difficile pour un peau-verte de se faire passer pour ce qu’il n’est pas, dans la mesure où il n’a jamais su exactement ce qu’il pouvait bien être.

 

Ekrund

Les combats déviaient souvent de leur objectif. Ainsi, il n’était pas rare qu’ils atteignent les villages et transforment ceux-ci en véritables champs de bataille. Ce jour là, les troupes elfes furent acculées dans un village d’Ekrund. Dans la rage des combats, nombre de maisons brulèrent. Oh, en fait, on ne comptait plus les dégâts collatéraux…

Ceux-ci prirent leur importance après la bataille, alors que les elfes ramassaient leurs compagnons et rangeaient leurs épées, dagues, hallebardes, bâtons et calices. Un disciple de khaine avisa vaguement que des bouts de trucs et machins traînaient à ses pieds, terreux ou ensanglantés. Il se pencha pour observer cela de plus près et identifia ceci comme des lettres.

- On a pété un facteur. » Grogna l’elfe à l’attention d’un de ses condisciples.

- Deuxlame, qu’est-ce que tu fiches ? Le ménage ? » Ricana l’autre.

Le dit Deuxlame haussa les épaules, trop concentré sur la lettre qu’il tenait pour s’intéresser à la moquerie.

- Je comprends rien. Par khaine, comment c’est possible que je ne pige rien à une lettre ? » Deuxlame n’était pas le plus brillant des elfes, mais il restait un elfe, pardi !
- Hé, c’est une peau de loup, non ? » S’intéressa l’autre. « Par khaine… écrire aussi mal ne devrait pas être autorisé… Nabot… »

- C’est toi l’nabot ! » Réagit directement Deuxlame. « M’insulte pas Nofate, où j’m'en réfère au chef ! »

Le dit Nofate se passa une main lasse sur le front. « Il y a écrit ‘nabot’. Je ne te traite pas de nabot, imbécile ! »

Deuxlame grommela mais ne rajouta rien. Il fit bien. Les deux elfes se penchèrent sur la lettre avec attention, déchiffrant l’écriture brouillonne et les lignes pleines de fautes horribles qui recouvraient la peau de loup.

Le support, en lui même, était déjà une hérésie. Mais ce qu’ils y déchiffrèrent les laissèrent pantois et sceptiques. Mais alors profondément sceptiques.

D’un accord commun, les deux disciples de Khaine portèrent la lettre à leur chef.

Ou du moins, celle qui s’était provisoirement proclamée comme tel.

- Grande et merveilleuuuse Phoenixy, nous avons trouvé une lettre étrange sur le champs de bataille. » Introduit Nofate.

La sorcière à qui il s’adressait fronça les sourcils, un brin revêche. « Parce que vous lisez des lettres pleines de boue, maintenant ? »

- Elle s’adresse à un certain « nabot » ! » Révéla rapidement Deuxlame, soucieux que l’histoire en finisse. « Cela nous a semblé plutôt inquiétant… Nous avons pensé que… »

- Arrête de penser, donne moi juste cette lettre ! » Claqua Phoenixy.

Deuxlame s’exécuta aussitôt et lui jeta presque le courrier à la figure. Ce qui ne plut que très moyennement à Phoenixy, étant donné qu’en plus d’être pleine de sang, la lettre avait séjourné dans la boue !

Elle renifla de mépris -comme seuls les elfes noirs savent le faire- et se pencha sur la missive. L’air impatient des deux disciples lui apprit qu’elle allait devoir se taper une lecture à voix haute, en plus de ça !

- Nabot

 

Lé petit zom kom nous, on sait k’la guerr’ cé pas sur l’pumard qui fo la fair’. Moi être nabot kom toi. Moi nabot d’mande a toi nabot que toi nabot vient voir moi nabot chez petits goblins.

Y fo fair’ GUERRE !

A mont de la corne sanglante, troupes nabots de toi et moi se trouver et fair’ bataille grosse grosse grosse. Pigé ?

Toi amener nabots copains pour baston avec l’Orc.

Nous attendons, besoin aide de toi et nabots copains.

Je redis, toi venir mont de la corne sanglante, près des lance-cailloux qui défonce la muraille. Si toi pas savoir où ça être, toi nabot (comme moi, moi nabot aussi !), demander à un vert. Eux savoir.

Bastooon !

 

Saigné :
Saltronche-de-nabot

Un nabot comme toi. »

 

Le silence sembla ensuite s’éterniser, tant les trois elfes étaient éberlués.

- Qu’est-ce que ça signifie ? » Renifla Nofate. « Je veux dire, à quoi avons nous affaire ? »
- A un nain illettré, visiblement. » Déclara platement la sorcière. Son sourcil droit se haussa, agité d’un tic nerveux. « La culture naine, on dirait que ce n’est plus ce que c’était ! »

- Mais un courrier nain dans nos boîtes aux lettres ?! » Deuxlame porta une main à son coeur. « Nos facteurs sont donc des traitres ?! »

A nouveau, le silence s’éternisa.

- Ça n’a aucun sens. » Siffla Phoenixy.
- Par Khaine, tu aurais pu t’abstenir de le ramasser ce déchet là Deuxlame ! » Râla Nofate. « Merci du cadeau ! »

- Ben, ça dit que le mont de la corne sanglante attends des nains. » Rappela Deuxlame. « C’est important, non ? Nous ne savions pas où aurait lieu la prochaine percée naine, non ? Maintenant, nous savons ! »

Et l’air victorieux qu’il affichait laissa supposer qu’il pensait que c’était grâce à lui.

- Le mont de la corne sanglante ? » Nofate et Phoenixy échangèrent un regard sceptique. « Il y a déjà des troupes là-bas. Les guerriers en face sont à peine entraînés. »

- Et c’est sans compter la malédiction du poulet. » Compléta Phoenixy. « Mais il se peut que ce soit une stratégie naine… après tout, vu leur régression au niveau écriture, ils ont également pu revoir leurs stratégies à la baisse… »

C’est ainsi que le lendemain, à l’aube, les troupes elfes partirent vers le mont de la corne sanglante, prêts à en découdre avec les nains !

 

Mont de la corne sanglante

Il n’y avait rien. Pas de menace quelconque. Pas de nain effrayant. La moitié de leurs troupes s’était transformée en poulets et Phoenixy se sentait très -mais alors très très très- énervée.

Déplacer deux cent elfes dans un endroit peuplé de nabots dégénérés et de peaux-vertes puants à peine capables de lancer deux sorts chacun… Comment allait-elle expliquer ça à ses troupes, exactement ?!

Deuxlame se grattait pensivement la tête en regardant les mystérieux lance-cailloux des gobelins tandis que Nofate fronçait les sourcils, atterré.

- Ce sont des lance-gob. » Grogna t’il. « Une stratégie peau-verte, j’aurais préféré ne jamais voir ça. »
- Mais où sont les ennemis ? » Couina Deuxlame. « Ils ne devraient pas être là ? »

- Tu parles de ceux qui roupillent sur la muraille ? »

Désespérés, les trois elfes noirs poussèrent un long soupir.

- C’est une entourloupe. Nous sommes tombés dans un piège grossier. » Éructa Phoenixy. « Et quelque chose me dit que ce n’est pas un NAIN qui a écrit ce tissu d’âneries ! »

Nofate approuva.

- QUI EST LE CRETIN QUI DONNE RENDEZ-VOUS A DES NAINS ICI ?! » Hurla brusquement la sorcière, instaurant un silence de mort.

Les gobelins et Orcs sortirent de leurs tentes pour la fixer avec intérêt.

- Rendez-vous ? » Souleva Wageur en avisant l’armée d’elfe dans leur village. « Quelqu’un a dit aux nains d’ici d’se rendre ? »
- Non. » Siffla Phoenixy en plissant les yeux. « Quelqu’un a envoyé une lettre aux nains. Je veux le coupable ! »
- Une lett’ ? » Répéta Wageur, faussement surpris. « Les gob’ y savent pas écrir m’dam, z’êtes pas au courant d’ça ? »
- Nous pas fair’ kourrier. » Ajouta Ratatineur en secouant la tête.

Nofate les regarda chacun leur tour avec un certain choc. « Bon sang, mais vous n’êtes pas des apprentis ! »

- Ratatineur petit Orc. » Se défendit Ratatineur. « Ratatineur jamais allé à Cité, jamais tabasser armées, jamais fait tas de tas d’quêt’ débil. Bébé Orc. »
- Et votre armure n’est pas une armure annihilatrice du tout, n’est-ce pas ? » Siffla Nofate.
- Trouvé dans boue. » Ratatineur offrit à l’elfe un sourire édenté.
- Et les nabots y sont pas là ? » Intervint Wageur. « Si les nabots y z’avaient rendez-vous, les nabots devraient être là, j’pas raison ? Pourquoi c’est des elf’ ! »

Les elfes reniflèrent de concert et Deuxlame l’éclaira. « Nous avons intercepté la missive qui leur était destinée. Que font des combattants expérimentes ici ? »

- Vacances. » Lança Saltronche, rejoignant Wageur. « Ah, la guerr’ est duuure ! »

Les trois elfes l’observèrent attentivement. Un chamane. Et son allure n’était pas celle, non plus, d’un petit chamane débutant. Ceci dit, il était moins imposant que ses compères.

- J’peux voir kourrier ? » Demanda Wageur, les yeux brillants.

Phoenixy sortit celle-ci de sa poche et la tendit au chasseur. « Peut-être que vous pourrez nous dire si c’est une écriture gobeline ? »

- Hmmm. » Fit mine de réfléchir Ratatineur. « Pas Orc. »
- On s’en serait douté. » Ricana Nofate. « Les orcs ne savent pas écrire ! »

- Orc savoir taper. » Grogna le concerné.

Nofate la ferma… après tout, il était chez les peaux-vertes, si bagarre il y avait il doutait que ce soit contre un seul Orc.

- Ah, ben, j’vois pas nan pu. » Lança joyeusement Wageur. « S’pas du goblin m’dam, j’crois pas d’moins. Et toi Saltronch’, t’penses quoi d’le kourrier ? »

Mais Saltronche ne réussit à sortir qu’une sorte de couinement pathétique, s’écrasant aussitôt sous le regard foudroyant d’une armée d’elfes entière. « Oh, t’sais, moi j’en pense pas grand’chose… »

- Emmenez-les. » Siffla Phoenixy. « Ils vont aller amuser nos Sang-froid. »

« Gloups. »

3// Là où on se dit que c’est pas drôle d’être puni

Classé dans : L'histoire — 8 janvier, 2010 @ 8:32

3// Là où on se dit que c’est pas drôle d’être puni

Il n’y a rien de pire, pour un Orc, que de n’pas pouvoir taper un nabot, le déshabiller et l’accrocher devant sa tente, comme un trophée.

 

Mont de la corne sanglante

Wageur et Saltronche, cachés dans un buisson, riaient à n’en plus pouvoir. Le mauvais coup qu’ils préparaient n’était ni glorieux, ni même stratégiquement intéressant, il s’avérait simplement à la hauteur de deux gobelins chassés de la Cité Inexorable et désireux de tuer leur ennui ensemble, en s’marrant.

L’humour gobelin vous dépasserait rapidement, croyez moi.

– S’il c’est un carotte, s’pour moi. » Souffla Saltronche en ricanant.
– J’prends toulé aut’ alors. » Siffla Wageur. « L’carottes c’est l’mieux ! »
– Donné ! » Saltronche fit à peine dépasser son bâton du buisson, prêt à viser juste et bien à tout moment. Wageur en fit de même avec son arc.

Cinq minutes plus tard, un tueur nain à peine habillé sortit du bivouac ennemi, l’air tranquille – mais pas trop.

– BWARF BWARF BWARF. » Wageur gloussait comme un dément sous l’œil quasi réprobateur de son compagnon.
– S’pas un carotte. » Grommela Saltronche.
– Cinq de cuivre qu’j'ai la tête du nabot ! » Pouffa le chasseur. « 10 si j’l'ai deux fois ! »

Saltronche observa leur cible avec beaucoup plus d’attention, désireux de ne pas manquer l’endroit de l’impact. Désespérément pauvre depuis la nuit des temps (et ce quoi qu’il fasse), il pesait bien l’importance de 5 ou 10 pièces de cuivre.

La flèche partit, se suspendit dans l’air puis retomba impitoyablement au bout de deux mètres à peines, accompagnée d’un « KWAAAAK » retentissant. Alerté, le chamane tourna la tête (à s’en démonter les cervicales) et avisa le poulet qui remplaçait désormais son chasseur de squig personnel.

– Par Gork, qu’est-ce que c’est qu’ça ?! Kesta foutu l’vert ? »
– Kwaaaak »
– S’toi ? Wag ? » Souffla Saltronche, proprement halluciné.
– KWAAAAAAAAAAK ! »

Dépassé, Saltronche ramena son bâton contre lui et étudia les trois possibilités qui s’offraient à lui. Rentrer sans Wageur, rentrer avec Wageur pour le manger, ou bien tenter de redonner une apparence gobeline au chasseur.

Peut-être un ptit soin par Mork…?

Un tour de bâton et un sort de soin plus tard, et ce furent non plus un poulet et un gobelin mais bien deux poulets qui se regardaient en chien de faïence.

– Kwaak… »
– Kwaa-ahahah-ahahahahah-k »

Aussi silencieusement que possible, les deux imbéciles rentrèrent au village, battant des ailes à qui mieux mieux. Bientôt, les contours de leur village natal leur apparurent et c’est non sans foi qu’ils y pénétrèrent, esquivant rapidement quiconque voudrait faire d’eux un dîner.

Bientôt, il parvinrent à s’engouffrer sous une tente. A l’intérieur, un Orc à l’air bovin les accueillit. Il lui fallut quelques minutes avant d’analyser la situation, reconnaissant fort facilement l’arc accroché à l’aile droite du premier poulet et le chapeau crasseux trainant derrière le second.

– Kék’vous avez fait ‘core ? » Grogna l’Orc.
– KWAK ! »
– KWAAAK ! »
– KWAK KWAK KWAAAK ! »
– Kwaaaaaaaa- BOUM »

L’Orc regarda avec pitié son propre poing, écrasé sur la tête du premier poulet, lequel disparut rapidement, évaporé. Horrifié, l’Orc songea qu’il venait probablement de tuer d’un coup de poing l’un des deux gobelins. Le chamane…

– Poulet ? » Babilla bêtement le monstre. « Où t’es ? POUUUULEEEEEEET ? »
– Kwaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaak ! »
– POULEEEEEEEEEEEEEEEEEEET ! »
– KWAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAK ! »
– S’fini s’boucan par Gork ?! J’mal aux oreillons ! »

Les yeux ouverts par le choc, l’Orc se précipita sur le chamane et l’observa sous toutes les coutures.
– A rien. »
– Bien sûr qu’à rien ! S’t'une foutue malédiction qu’m'a expliqué l’gueritout ! Qu’faut pas taper les nabots faiblards sinon c’est poulet. » Ronchonna Saltronche.
– Pas… taper… nabot… »

Conscient du traumatisme qu’il venait d’infliger à l’Orc, Saltronche prit sur lui de frapper Wageur d’un grand coup de bâton pour le désensorceler. Ceci fait, il poussa un soupir à fendre l’âme et se vautra sur la table de bois, unique meuble de fortune de leur tente.

– Pas…. taaaper….. »
– S’bon l’Ork, s’compris. »
– …. Naaabot…. »

Il avait jugé la sentence pauvre, à l’origine, jugeant que les renvoyer tous les trois dans leur village natal ne pouvait pas être si horrible. L’inaction les tuait déjà, mais il avaient compté, Wageur et lui, sur le bivouac nain pas loin et prêt à leur fournir les cibles nécessaires.

C’était sans compter cette affreuse malédiction du poulet.

– Ya encor’ des plumes sous l’bras ! » Râla Wageur en entrant à son tour dans la tente. « Qué connerie ! »
– Ouai. »
– Pourquoi qu’Ratatineur y pleure ? »
– Sniiif… Paaas… tuuuuer…. naaaaaabot ! »
– S’triste l’ami. » Compatis Wageur. « Mon squig m’dit qu’faut qu’on foute l’camp. »

Saltronche secoua la tête. « Nan, nan, qu’c'est interdit. On va s’faire brûler dans l’four d’la cité. »

Wageur ne manqua cependant pas l’air machiavélique de l’autre gobelin. « Sal ? »
– Hé, nous on peut pas v’nir chercher les nabots. Mais eux, y peuvent v’nir, j’pas raison ? »
Ratatineur, Orc de son état, cessa immédiatement de chouiner. « Nabot venir ? »
– Oué, l’shamy qu’m'a appris, y l’a dit « faut savoir lire, faut savoir gribouiller sur des peaux, faut savoir… commu… commu… »
– Commu ? » Répéta Wageur, émerveillé. « S’quoi ? »
– Envoyer des kourriers aux nabots. »
– Kourriers ? » Ratatineur se gratta la tête.
– Oué, dire « v’nez » dans un truc gribouillé sur d’la peau. » Précisa Saltronche, son sourire toujours en place.
– Et si tu dis « v’nez » au nabot y vient ? » Wageur se gratta à son tour la tête, penché en avant vers Saltronche. « S’vrai ça ? »
– Non, ça vient pas. » Admit Saltronche. « Toi si un nabot y te dit viens, tu viens ? »
Wageur et Ratatineur semblèrent sérieusement envisager la question…
– NON TU VIENS PAS ! » Hurla Saltronche. « KRETIN ! »
– Mais alors… »
– NABOT PAS VENIR KRETIN. » Rugit l’Orc.
– SAUF SI EUX PENSER QUE TOI NABOT GROS VERT ! »

Wageur et Ratatineur échangèrent un regard sceptique.
– Komment ? » Souffla l’Orc.
– Bé, tu dis « moi être nabot » dans le kourrier. » Expliqua Saltronche, comme si c’était une évidence.

Visiblement, Ratatineur et Wageur ne soulevèrent pas de soucis, en témoigna leur air impatient et machiavélique, identique à celui du Shamy.

2// Là où on cherche les coupables

Classé dans : L'histoire — 8 janvier, 2010 @ 8:24

2// Là où on cherche les coupables

Si les elfes n’étaient pas si manipulateur et intelligents, les Orcs ne sembleraient pas si grossiers et idiots.

 

La Cité Inexorable avait été attaquée. Les pertes se listaient pas centaines tant l’assaut avait été virulent. L’humeur morose de la cité gagnait ses occupants, aussi sûrement que la colère frétillait dans leurs veines. Une attaque de la cité Inexorable ne devait pas se reproduire ! Jamais l’ennemi n’aurait dû ne serais-ce qu’effleurer leurs rues !

Un conseil se tenait au Monolithe, rassemblant les imbéciles ayant laissé aux Ordreux le droit de passer. Soit tous les acteurs de la dernière bataille de Hurlevent. Rassemblés autour de la flamme, chaque acteur de ce combat se dévisageait. Sauf un. Wageur, lui, semblait perdu dans une contemplation béate de la flamme.

- T’crois qu’ça brûle Sal’ ? » Chuchota le chasseur, clairement curieux.

- Non s’là pour fair’ joli… » Grinça Saltronche.

- Cool… » Wageur dansa d’un pied à l’autre puis finit par craquer, avançant sa main en direction de la flamme. Heureusement, un coup sec interrompit son geste.

- T’as d’jà vu d’fausses flammes, par Gork ?! Sûr qu’ça crame krétin ! »

- LE CONSEIL COMMENCE ! »

Saltronche et Wageur tournèrent la tête en direction de la grosse voix qui venait de déclarer le début de « l’entrevue des perdants », clairement sceptiques. Un Orc noir, fier d’être le centre de l’attention, venait de s’avancer au devant de ses compagnons…

- T’crois qu’il l’a répété long’temps c’te phrase ? » Souffla Saltronche.

Wageur haussa les épaules, plus intéressé par la situation géographiquement débile de leur conseil que par la profondeur des paroles de son compère Chamane.

Effectivement, placés ainsi en rond autour de la flamme, leur côté ne discernait que partiellement l’Orc, lequel était resté de son côté du Monolithe.

- J’vois pas l’Ork ! » Signala Wageur, ingénu. « T’peux t’mettre au milieu l’Ork ? »

L’orc grogna mais pris à cœur cette demande. Sitôt proche du feu, il réalisa son erreur et hurla comme un dément.

- Voilà, c’était ça le problème ! » Éructa une cultiste. « Les Orcs sont débiles, et les gobelins vicieux ! »

Saltronche porta une main à son cœur, faussement heurté par l’accusation, tandis que l’Orc soufflait sur ses doigts, ses coudes, ses bras…

- J’avais si peu de soins que je n’avais même pas remarqué que nous avions un chamane dans nos rangs ! » Ajouta un maraudeur.
- Pareil ! » Renchérit un Élu.

- Hé s’pas vrai ! » Protesta brusquement Wageur, faisant taire l’assemblée. « Saltronch’ l’a soigné quand qu’ma flèche s’est fiché dans son derrière ! »

Il aurait mieux fait de se taire…

- Manifestement, nous avons nos fautifs. » Sourit une sorcière. Et Saltronche pâlit dangereusement en reconnaissant celle-ci, la même qu’ils avaient près d’eux lors du combat. La sorcière leur adressa un rictus et les pointa d’un geste leste. « Ces gobelins ont joué avec nos vies. Pire, ils ont mis en péril notre Cité. »

L’Orc arrêta de souffler sur ses membres chauds et releva son regard vide d’intelligence sur les concernés.

- C’est qu’dé gob l’elf, et l’grand Ork y sait qu’la cultiste aussi elle pouvé soigner. » Fit remarquer l’Orc, pris de pitié. « Les pôv, y sont tout ptits… »

-La cultiste, elle avait pas de garde, elle pouvait difficilement avancer ! » Réagit la ramène-mort. « L’Orc aussi il sert à rien, tiens ! »

Les trois peaux vertes échangèrent un regard ennuyé. La discussion ne tournait pas du tout en leur faveur…

- Et ce qu’on dit les ennui, en plus ! » Asséna la sorcière, outrée. « Les peaux vertes ne nous apportent décidément que des problèmes ! Je vote pour l’exclusion ! »
- Je suis ! » Encouragea le Maraudeur.- Pareil. » Grogna l’élu, sa main flattant son arrière train comme s’il subsistait une quelconque douleur.

- Tout à fait pour. » Acheva la cultiste, bien remontée.

La sentence tomba rapidement. Après tout, il fallait bien des coupables…

1// Là où la Destruction se fait ramasser

Classé dans : L'histoire — 8 janvier, 2010 @ 5:14

1// Là où la Destruction se fait ramasser

Si vous n’avez jamais été un gob, alors vous n’avez certainement jamais ressenti l’injustice d’un combat aussi profondément – et d’aussi bas- que si vous en étiez un.

 

Défilé de Hurlevent, à deux doigts d’une prise du territoire par les troupes de l’Ordre :

Le combat fait rage, les corps tombent et se chevauchent et, dans la mêlée, les épées se fracassent les unes contre les autres sans retenue. Des cris barbares remontent, tantôt venant d’Orcs, tantôt venant de nains. Les cultistes accomplissent de sombres rituels, concentrées sur d’atroces malédictions. Les elfes noirs déchirent l’âme de leurs ennemis. A l’avant les Élus font rempart de leurs vies pour protéger les sorciers, lesquels -en recul- retirent le dernier souffle de leurs ennemis à coups de rafales de pouvoir.

Et dans ce bordel incommensurable…

Un gob.

Non ! Deux gob’s.

Un chasseur, perché sur les épaules de son cousin chamane, fait voyager son regard à l’horizon.

- J’crois qu’j'ai vu… t’peux t’monter sur la pointe d’tes pieds Sal’ ? » Nasilla le chasseur, tendant la tête vers l’avant. « Quel bordel Sal ! J’comprends mêm’ pu qui c’est qu’est des nôtres ! »

- Les verts. » L’aida le dit Sal’. « Ptits et gros. »

Le chasseur opina mollement et brandit son arc, plissant les yeux sous la concentration. « Qu’les verts, hé ? »

Mais il n’obtint aucune réponse, son Chamane-siège étant entrain de chuchoter quelques sorts cuisants, fixé sur un nain égaré dans la bataille.

En désespoir de cause, le chasseur de squig décida de tirer dans le tas, cela lui épargnant au moins la réflexion.

- J’ai vu une d’tes flèches s’planter dans l’cul d’un Élu Wag ! » Glapit le Chamane. « Mais kestu fous ?! »

-L’est pas vert le Zom ! Comment que j’peux savoir hein ? » Répliqua Wag’. « Quand j’tire, j’tire ! »

Convaincu, le Chamane soupira et transporta son compagnon -toujours juché sur ses épaules- un peu plus près des combats.

- T’vois mieux Wag’ ? »
- Que dalle. » Ronchonna le chasseur.
- Fais un effort ! »
- J’fais c’que j’peux j’t'ai dis ! »
- Fais le pluss fort ! »

    Un brise fer souhaita visiblement les couper dans leur échange en les chargeant. Grand mal lui en prit, il finit aussitôt avec une flèche dans la tête et un bâton magique dans les parties. Une sorcière proche de leur position renifla de mépris mais évita tout commentaire. Ce n’est pas comme si elle avait le temps de parloter, elle.

    - Ils avancent ! » Hurla un elfe.

    Mais ni Sal ni Wag ne surent déterminer s’il s’agissait d’un elfe de leur camp ou du camp d’en face. Ceci expliqua certainement leur manque de réaction lorsque les gros, Orcs, Élus et Maraudeurs leurs reculèrent dessus, manquant à peine de les piétiner dans la foulée.

    - Par GORK ! » Glapit Sal. « WAGEUR, GAFFE, WAGEUR, DEGAGE DU CH’MIN ! »

    - Saltronch’, dégag’ toi du ch’min ! » Répliqua le chasseur, une nuance de terreur dans la voix. « BOUGE BORDEL »

    - Mais téoù ! WAG TEY OU ! » Les nerfs du Chamane semblèrent fissurer, en témoigna le hurlement qu’il venait d’émettre, assommant un elfe blanc rien qu’avec ses décibels.

    - T’jours sur tes épaules Krétin ! Qu’jai pas boug… »

    Le reste fut enfouit sous la masse, que dis-je… le bus qui les faucha.

    # Ratatineur, l’Orc noir

    Classé dans : Les personnages — 8 janvier, 2010 @ 5:10

    RATATINEUR
    Ratatiner
    Orc noir
    (Gros débile, mais pas méchant)

    ratatineur

    Carrière :
    Orc noir (Tank)

    Métier :
    Boucher et apothicaire (enfin un qui a les bons métiers…)

    Description physique :
    C’est un Orc. Il est donc imposant, gros, vert, recouvert de cicatrices et devrait aller voir un dentiste !

    Description psychologique :
    Le moins intelligent, techniquement, il est capable de taper une paroi pendant des heures non-stop, sans comprendre qu’elle ne cèdera jamais… mais c’est un gentil bougre ! Un gros barbare qui rêve de déchiqueter tous les nabots du monde, mais il est pas méchant, et puis comme il comprends doucement (très très doucement), Akamyss est à l’abris des claques. C’est pourtant le meneur, au sens où on ne DIT PAS NON à un Orc, vous devez être au courant, je suppose !

    Plat préféré :
    Doigts de nabots.

    Odeur préférée :
    Sang de nabot.

    QI… :
    AHAHAHAHAHAH !

    Loisirs favoris :
    Tuer des nabots ; manger des nabots ; boire des nabots ; se servir de nabots esclaves… Vous avez compris l’idée je pense.

     

    # Akamyss, Disciple de Khaine

    Classé dans : Les personnages — 8 janvier, 2010 @ 5:02

    AKAMYSS
    ElDisciple
    Disciple de Khaine
    (Et Elfe sujette aux accidents…)

    aka

     

    Carrière :
    Disciple de Khaine, spécialisée dans le soin (tellement, qu’elle ne sait absolument pas se battre)

    Métier :
    Pilleuse et apothicaire (Wageur trouve là aussi que ça va trop ensemble, mais alors TROP TROP TROP !)

    Description physique :
    C’est une elfe noire, en comparaison des deux gobelins et de l’Orc, elle ne peut qu’avoir la classe ! Forcément, elle a l’air potable, elle. Elle n’est pas verte (sauf lors des virages). Elle n’est pas petite (surtout sur son Sang-froid, faut avouer !). Par contre, elle a un problème de taille… Akamyss doit être le seul elfe noir qui paraît GENTIL, avec un sourire niais collé au visage (merci War…).

    Description psychologique :
    Akamyss a un caractère bien trempé, mais passe plus de temps à faire des bourdes qu’à se la péter, forcément, on peut pas tout faire à la fois… Elle aime la sécurité, et a un temps de réaction très important… Ah, et elle a un sérieux problème d’orientation, malheureusement pour elle, et pour les peaux-vertes !

    Plat préféré :
    Vin elfique, accompagné de mets raffinés. Mais elle ne dit pas non à un poulet…

    Odeur préférée :
    Pas celle de l’Orc en tous cas !

    QI… :
    C’est la plusss intelligente du groupe ! Mais ça, c’est pas vraiment un exploit… Si elle n’était pas si maladroite, elle pourrait presque s’en vanter.

    Loisirs favoris :
    Descendre des piafs avec sa seule attaque à distance ; faire des potions de soin qui servent à rien (eh, oh, elle est heal quoi !) ; Rez des flambys… ; menacer les gobelins ; se moquer des gros verts ; jouer au poker ses alliés ; soudoyer n’importe quel clampin qui passe ; se vanter d’avoir toujours ses sacs pleins et ses poches pleines de fric ; impressioner le sanglier de l’Orc avec son Sang-froid.

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